Il y a des fidélités qui se comptent en ensembles plutôt qu'en années. Boris est venu au festival pour la première fois il y a quinze ans, avec le Trio Egmont ; l'été dernier, il y revenait sous d'autres couleurs, celles du Quatuor Naka — un ensemble tout jeune, fondé il y a un an à peine, qui a choisi pour première œuvre de concert l'un des sommets du répertoire. Cette semaine, le quatuor suit les master class du festival aux côtés des Quatuors Légia et Magenta, avant de jouer samedi dans les Jardins de l'Église de Champigny en Rochereau. Entre deux séances de travail, Boris a répondu à nos questions.
Vous connaissez bien le festival, mais le Quatuor Naka est un nouveau venu…
« Nous sommes venus pour la première fois avec le Quatuor Naka l'an passé. Personnellement, je suis venu pour la première fois il y a quinze ans, avec le Trio Egmont. »
Samedi, vous jouez notamment le premier quatuor de Beethoven. Que représente cette œuvre pour vous ?
« Nous le jouons parmi six autres œuvres — et il nous tient particulièrement à cœur. Au-delà de l'amour que nous portons à la musique de Beethoven, c'est la première œuvre que nous avons jouée en concert ensemble, il y a un an. Elle est extrêmement exigeante, et elle représente un idéal vers lequel tendre. »
Vous suivez cette semaine les master class du festival. Qu'est-ce qu'elles vous apportent ?
« Les classes de maître permettent d'aller au fond des choses : prendre le temps, s'immerger dans la musique et ses traditions, par la transmission. Ces moments sont précieux parce qu'ils sont rares — et ils permettent de grands progrès en un temps limité. L'organisation du festival nous fait vivre un moment hors du temps et de ses contingences, ce qui apporte du calme dans des moments stressants et intenses. Et c'est un immense privilège de pouvoir partager ces moments avec nos collègues des Quatuors Légia et Magenta. »